Jeune soldat de la 83e division d’infanterie, Tony Vaccaro débarque en Normandie en juin 1944. Au bout d’un itinéraire marqué par de durs combats en France et en Belgique, son régiment arrive à Luxembourg en septembre 1944, et participe à la libération de la capitale. Jusqu’en décembre, le GI-photographe profite du calme avant la tempête et prend en photo la vie quotidienne des civils et des militaires. Fin 1944, il entre en Allemagne lors de la sanglante bataille du Hürtgenwald et suit l’avance des troupes américaines jusqu’à l’Elbe. Au moment de la fin de la guerre, il devient le chroniqueur photographique de l’après-guerre immédiat en Allemagne au service du State Department et du quotidien «Stars and Stripes». Il y reste jusqu’en 1949, avant de retourner aux États-Unis où il devient chef du service photo du magazine innovateur «Flair».
C'est ainsi que commence la grande aventure photographique de Tony. Après les terribles images de la guerre, il va fixer le regards des stars et des petites gens avec une humanité rare. Aujourd'hui, au fur et à mesure que se publient ses images on se rend compte que l'on se retrouve face à une des oeuvres photographiques les plus grandes et touffues du vingtième siècle.
Je l'ai rencontré en juillet 2000 ou il préparait une exposition à Bonefro. Ce qui m'a frappé c'est la vitalité qui émane de lui: des gens bien plus jeunes auraient du mal à le suivre et il avait 80 ans. Tony s'il te plait reste comme cela encore longtemps.