Lundi, 28. Mai 2007 - 08:13 Heure AUX DERNIERES NOUVELLES
de jean-claude Valentini
(ce texte est dédié aux personnes remarquables rencontrées en Syrie)
On a retrouvé le zy gréco-allemand, ramené d'Indes à Berlin par Ulysse, au cours d'un voyage resté secret. Quelqu'un, au moins un, de sourcilleux, tout de suite protestera sur le caractère fantaisiste de cette chronologie. Mais « l'opération Charlemagne » a-t-elle jamais été menée par l'empereur du même nom, à savoir Charlemagne en personne? Si, comme souvent, les noms cités égarent, c'est qu'en les prononçant, on tend en même temps la main vers le képi. Le zy est le canon des canons. A l'inverse du canon traditionnel ou classique, avec le temps, les deux dénominations s'équivalent, le zy fait oeuvre de vie. C'est de lui, en effet, qu'on tire la poudre à ressusciter. Celle-là même qui a permis à Jules Joseph Jaja dit le Christ de blouser ou bluffer le Romain. Cette propriété stupéfiante est tout à fait conforme au sens de ZY, lettre qui signifie littéralement: revenir en zigzaguant. Sous-endendu d'entre les morts. Mais seulement, et c'est une différence, avec ses deux pieds et ses deux mains et non avec ses cinq membres. Quoi qu'il en soit, Jules dit le Christ se moquait totalement de ce manque qu'il jugeait, à l'en croire, purement anecdotique. Il avait à sa disposition tout un gouvernement, certes rétréci, mais appelé, comme on l'a bien vu par la suite, c'est-à-dire pendant plus d'un millénaire, à se multiplier. Fait donc, comme effectivement annoncé, produit. Pas de religion, au départ, sans effet d'annonce. La cause, on a tout le temps de l'expliquer ensuite, vu qu'inévitablement les choses tournent mal. Et afin que les choses soient tout à fait claires, le véritable chef se reconnaît au fait qu'il vit, ceci est notoire, pieds et poings liés. Cependant J seul dit le C l'a fait, lui, pour l'éternité, après un dernier, et non le moindre, coucou! Son exil aussi provisoire que voulu, son propre gouvernement a eu du mal, sinon à l'encaisser, à y croire. Le plus héroïque de ses membres, son ministre des finances, l'a d'ailleurs largement payé en assumant un rôle historiquement ingrat, parce que précisément privé, et encore de la façon la plus détestable, d'histoire. Mais bon! C'est du passé. Maintenant qu'on a ramené le zy à Paris en grandes pompes, près des rois et prostituées, c'est-à-dire pour parler franc entre France du haut et du bas dont les liens sont aussi lâches qu'indéfectibles, la question, sur toutes les lèvres, est: souffler est-il gouverner? L'expérience sacro-sainte a montré qu'on peut souffler le froid en vain. Loin de désespérer, les marchands de frigo ont prospéré, en laissant à la génération à venir le soin de gérer le problème de la viande accumulée. Pourtant l'erreur, on s'en avise brusquement, est qu'il aurait fallu au contraire souffler le chaud, ce qui semble logique. N'importe quel miroir le confirme immédiatement. D'ailleurs un euro collé sur la bouche d'un mort ne produit rien sinon sa propre présence, une pièce. Bien sûr, en mettant seize pleureuses autour du cadavre, on peut obtenir des larmes sur commande. Reste qu'une Samaritaine même immense comme le Caucase, même illuminée comme mille et une nuits, n'a pas le pouvoir d'attraction, comme il est écrit, d'un seul bon samaritain. Mais j'y pense à l'instant, ne fallait-il pas souffler au bon endroit pour que tous s'accordent et disent la même chose au même moment? C'est postuler ici la concomitance entre le zy et l'ut franco-français. Car gouverner aujourd'hui c'est d'abord comme nul ne l'ignore et chacun sait, jouer avec les mots. Ainsi le premier qui dit zyut! Je me suis trompé, gagne le droit de continuer les parties différemment. Quelqu'un, au moins un, jurera que ce texte ne peut se prévaloir du moindre gramme de vérité. A supposer qu'il en reste un. C'est aussi mon avis. Néanmoins, comme il est écrit logiquement, selon l'air du temps, quelque chose d'inouï forcément en émane. Quoi et non qui comme toujours est la question. Quelque chose quand même, pour finir, s'avère. Des millions peuvent y coller leurs lèvres, ils sont assurés de sentir comme ils sentent et non identiquement. Ce texte donc trahit la vérité, la preuve il ne contient aucun double V, afin qu'avant tout chacun réfléchisse plutôt que de vouloir voir pour toucher.
Maintenant si on a à perdre plus que soi-même!
|
 |
 |