L'infernale cafetière
de jean-claude Valentini
La cafetière, oui! la cafetière! a mordu le blanc comme neige de la nappe, pure jalousie! A force de stoïque contraction, elle a laissé aller son roman, en son corps longtemps tenu brûlant. Une vague histoire furtive, contre un mur, pan! Quoi qu'il en soit du motif, par le bec, elle lui a échappé. Désormais, créé de toutes pièces, le monde joue sa propre carte. Il s'annonce, hors de lui-même, comme l'ange turgescent lance sa subversion entre deux ailes inattendues. Leur manquent les plumes pour écrire, mais les mots pas du tout pour le dire. Le monde en elles a maintenant son rorschach continental qui fait miaou! continue! à bas le travail! c'est doux. C'est du moins mon interprétation. En guise d'invitation à dormir, c'est sous le soleil debout que je vais et je viens, en exposant l'exacte ordonnée d'un bon gouvernement. Comme aujourd'hui, en effet, même l'orgasme est mathématiquement décrété, simplement vivre, tue bêtement, surtout de midi à quatorze heures, si on croit les sondages, au lieu que tuer à petits feux l'esprit, relax! garantit la radicale propriété, en même temps qu'un indicible plaisir et sans fin. Quasi un secret d'état maintenant in-volontairement dénoncé par l'infernale cafetière et relaps.
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